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Bienvenue sur le site de Catherine Legeay, écrivain. Découvrez son dernier roman.

Pensement du moment

Quand on n’est pas mêlé au conflit, qu’on en rende grâces à Dieu ; mais on n’en est pas pour autant élevé au rang de juge

Ernst Jünger

Le dernier ouvrage : Passeurs

Passeurs sur la table

Matières grises, troisième roman

Matières grises est une fiction qui met en scène une femme âgée en état de coma après l’accident qui a détruit une partie de son EHPAD, tué son époux et suggère son imaginaire.

C’est bien une divagation accompagnée sans enthousiasme par une jeune psychologue en charge de la cellule psychologique dédiée aux résidents de l’EHPAD après l’accident. Cette dernière est elle aussi tourmentée par l’amour qu’elle porte à un médecin de son entourage, séducteur et amant passionné mais qui, marié, diffère tout projet d’avenir avec elle.

Les interrogations de la jeune femme et celles de sa patiente grabataire se répondent dans un espace mental clos, d’où émergent parfois quelques odeurs et, étonnamment, une forme de communication s’installe, sans échange verbal, mais aussi sans aucune censure. Le dénouement survient alors qu’un virus frappe le monde et qu’un confinement général est décrété en France.

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À propos de Catherine Legeay, auteur

Catherine Legeay, Nancy, Parc Sainte-Marie

Journaliste, écrivain, conseiller en carrière professionelle, musicienne, Catherine Legeay a publié quatre romans dont deux ont été traduits en anglais par Ted Freeman.
Elle collabore régulièrement à des revues à finalité culturelle et se passionne pour la conservation du patrimoine industriel européen.

Née en 1951 à Nancy, mère de quatre enfants talentueux qu’elle a élevés seule après le décès accidentel de son mari, elle a accompagné de nombreux jeunes dans leurs choix de vie ce qui a contribué à la genèse du roman « PASSEURS ».

Marraine spirituelle : Sainte Catherine d’Alexandrie, patronne des philosophes et des écoles de filles.

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Les autres romans de Catherine Legeay

Couverture Passeurs

Passeurs

« Mais rester là, pourquoi pas ? Encore un peu de Sud avant de replonger dans les brumes du Nord et de sa vie… Si pressé qu’il fût quelques heures plus tôt, il commençait d’envisager de prolonger cette plongée hors du temps. Le retenait aussi en ces lieux le fait qu’ils étaient vierges de Sonia et de ses pensées pour Sonia. Pas la moindre molécule de Sonia, de l’amour de Sonia, de l’amour d’Arthur, n’intervenait dans la composition de ces lieux et de ces instants.

Il allait, à Cerbère, commencer de l’oublier. Loin d’elle, il déplierait enfin son cœur racorni par la rupture, comme le nouveau-né déplie ses membres tout neufs. Il en lisserait les plis, il l’installerait dans le confort d’une anonyme sérénité, après avoir soigneusement démantelé sa peine, ce tissu que la trame des espoirs et la chaîne des regrets avaient rendu si rêche. Il marcherait vers ce cap Cerbère qu’indiquaient les panneaux, et déplierait aussi ses jambes et ses bras, le nez au vent salé. »

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Couverture Autan noir

Autan noir

« Elle venait de comprendre qu'il lui faudrait s'approcher presque trop près de ce que la décence tolère pour comprendre cette alternance de souffles souvent contrariés, de silences dans lesquels seuls les mouvements des lèvres pouvaient la renseigner pour reconstituer un discours. Dans ces chuchotements chaotiques, il fallait aller à l'essentiel. Elle resta proche de lui, avec d'abord du courage, puis une bienveillance consentie. Mais elle pressentit que tout le temps quelle passerait auprès de lui devrait lui être donné complètement. Ce visage si rapproché du sien lui interdirait d'appréhender autre chose. Elle aurait à unir ses pensées à celui dont la proximité physique ne pouvait que s'accompagner d'une proximité des âmes. »

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Couverture L'Ukrainien

L'Ukrainien

« Aucun sommet des Pyrénées-Orientales n’avait de secret pour elle, et ce monde était bien assez vaste. Elle préférait remettre ses pas dans les sentiers connus d’elle, en éprouver au long des années la fidélité, les faibles changements, et l’arête en dos de dinosaure du Canigou suffisait à la faire voyager aussi dans le temps. L’univers du bourg et de la vallée était à sa taille, elle n’en voulait pas d’autre. Que le monde s’agitât, convulsât, naquît, mourût loin d’elle en image brutales sur l’écran de télévision lui importait peu : elle n’y pouvait rien. Ainsi était-elle à sa place, quelque part entre les temps immémoriaux où ces montagnes avaient surgi et le futur peu rassurant qui ne les verrait changer, ni de place, ni de force. »

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